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Moreau : les décors

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Construire l’île du docteur Moreau

Une des choses les plus stimulantes lorsque l’on travaille avec un scénariste, c’est qu’à chaque description de décor, de personnage, d’action, il y a un défi passionnant à relever : qu’il vous décrive la demeure de Moreau comme une ancienne mission abandonnée et vous voilà parti dans la jungle (de l’internet hein ! Faut pas pousser quand même !), à la chasse aux photos, à essayer de trouver l’architecture la plus adaptée à l’action. Pour ce qui est de la dite propriété, je n’ai pas eu trop de mal à la construire, inspiré que j’étais par ces centaines de photos d’haciendas et d’hôpitaux en pleine brousse. Et puis, Jon m’avait dessiné les plans.
Une fois mes croquis terminés et comme ce satané décor, j’allais devoir le dessiner sous toutes ses coutures, j’ai décidé de le modéliser en 3D. ce qui m’a permis de placer une caméra virtuelle à peu près partout où je le voulais et obtenir ainsi les angles les plus intéressant. Il faut évoluer avec les nouvelles technologies, non ? Et cela n’a strictement rien à voir avec le fait que les dessinateurs en général, DÉTESTENT construire les perspectives !

Au dessus : la vue 3D et en dessous la case finale
Hutte pygmée

Quant au village des humanimaux, Jon le qualifiait très simplement de « primitif » … Primitif ? Hum… comme… ? Comme quoi au juste ? Quel était le degré de civilisation atteint par nos animaux promus au rang d’être humain ? Au gré de mes errances googleliennes, je suis tombé sur des images de huttes pygmées. Et là, le déclic s’est produit : des habitacles rudimentaires, fait de feuilles, de branches et recouverts de boue… Parfait pour nos humanimaux, ils allaient y être bien, de véritables nids douillets !

Au fil de l’élaboration des décors, cet univers me paraissait de plus en plus familier : au quotidien, cette île devenait une obsession… Même en vacances. A Lisbonne, par exemple, où j’ai mitraillé l’ensemble du Jardim Botanico Tropical ! Photographiant tronc, racines et feuillages et tropicaux…
Oui, l’île nous a très rapidement accueilli; elle s’est montrée séduisante, ensorcelante, envahissante,  même. 
D’une certaine manière, Jon et moi ne l’avons pas encore tout à fait quittée…

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